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Compléments alimentaires : 5 erreurs courantes à éviter

Non, un coach sérieux n'a aucune raison de te faire acheter des compléments pour commencer. L'Office fédéral de la sécurité alimentaire (OSAV) le dit sans détour : une personne en bonne santé qui mange de façon variée n'en a, en règle générale, pas besoin, et un complément ne comble pas une alimentation déséquilibrée. Il se justifie dans des situations précises, et une carence se vérifie chez le médecin, pas en salle.

Tu envisages un coach, et une crainte revient : qu'on te pousse à acheter des poudres, des gélules ou des « packs » en plus de l'abonnement. Et derrière, une vraie question : est-ce que tu en as besoin pour avoir des résultats ?

Voici ce que dit la loi suisse, ce que recommandent les autorités, et les signaux qui doivent te mettre en alerte chez un coach.

Un complément alimentaire, qu'est-ce que c'est aux yeux de la loi suisse ?

Pour l'OSAV, les compléments alimentaires sont des denrées alimentaires, pas des médicaments. Ils sont régis par l'ordonnance du DFI sur les compléments alimentaires (OCAl, RS 817.022.14). Trois points changent tout quand quelqu'un te les recommande :

  • Aucune autorisation avant la vente. Contrairement aux médicaments, un complément n'est pas soumis à une procédure où les autorités vérifient sa sécurité. C'est le fabricant ou le distributeur qui en répond ; les cantons contrôlent par sondage.
  • Interdit de promettre de guérir. Un complément ne doit pas être présenté comme un moyen de prévenir, soulager ou traiter une maladie. Les seules allégations de santé permises sont celles listées par la loi ou autorisées par l'OSAV.
  • Une étiquette qui t'informe. L'emballage doit indiquer la dose journalière recommandée, un avertissement de ne pas la dépasser, et une mention précisant que le produit ne remplace pas une alimentation variée (art. 3, al. 7 OCAl, rappelé par l'OSAV), dans au moins une langue officielle suisse.

Autrement dit : un produit vendu sans étiquette lisible, ou présenté comme « soignant » quelque chose, sort déjà du cadre.

Est-ce que tu as vraiment besoin de compléments pour progresser ?

Dans la plupart des cas, non. L'OSAV écrit que les personnes en bonne santé qui se nourrissent de manière variée et équilibrée ont généralement tous les nutriments dont leur corps a besoin. Et l'inverse ne marche pas : selon l'office, les compléments ne peuvent pas combler les lacunes d'une alimentation déséquilibrée.

L'OSAV ne recommande une prise, temporaire, que pour des groupes précis :

  • les femmes qui souhaitent un enfant et les femmes enceintes : acide folique et iode ;
  • les nourrissons et les enfants jusqu'à 3 ans : vitamine D ;
  • les personnes de 60 ans et plus : vitamine D ;
  • les personnes qui mangent végétalien : vitamine B12.

Le fait de s'entraîner avec un coach ne figure pas dans cette liste. Ce qui fait progresser, c'est la régularité des séances et ce qu'il y a dans ton assiette, semaine après semaine.

Les erreurs courantes avec les compléments alimentaires

Si tu en prends déjà, ou si on t'en propose, voici les pièges que l'OSAV décrit lui-même.

Cumuler les produits. Quand les doses sont trop fortes ou que plusieurs produits sont mélangés, l'apport en vitamines ou en minéraux peut devenir excessif, avec un risque pour la santé. Deux produits « multivitamines » plus une boisson enrichie, et tu peux dépasser ce que tu crois prendre.

Croire que la gélule rattrape l'assiette. L'office est clair : un complément ne remplace pas une alimentation variée. C'est même écrit sur l'emballage.

Acheter n'importe où. L'OSAV juge particulièrement problématiques les produits achetés auprès de fournisseurs peu sérieux ou par un canal peu transparent, par exemple sur internet : sites étrangers, adresse incomplète, promesses d'effets exagérés, étiquette dans aucune langue officielle suisse. Parmi les risques cités : substances surdosées ou interdites, ingrédients non déclarés, contaminants comme les métaux lourds.

Oublier tes médicaments. L'OSAV signale des interactions possibles en cas de prise simultanée de médicaments, et des effets indésirables allant jusqu'à des atteintes sévères des reins et du foie. Les effets d'une prise longue ne sont souvent pas visibles tout de suite. Si tu suis un traitement, la question se pose à ton médecin ou à ton pharmacien.

Les signaux d'alerte chez un coach

Recommander un produit n'est pas interdit. Ce qui doit t'alerter, c'est la manière.

  • Le produit arrive avant le bilan. On te parle de poudre avant de savoir ce que tu manges.
  • Le produit devient une condition des résultats. « Sans ça, tu ne verras rien » contredit ce que disent les autorités suisses.
  • On te promet un effet sur une maladie. Un complément n'a pas le droit d'être présenté ainsi.
  • On te conseille de dépasser la dose de l'étiquette. L'étiquette doit justement t'avertir de ne pas le faire.
  • On te diagnostique une carence. Une carence se constate par un médecin, en général avec une prise de sang. Ce n'est pas le rôle d'un coach.
  • Le prix bouge. Des produits « conseillés » qui s'ajoutent à l'abonnement chaque mois.

Avant de signer, deux questions suffisent : « Est-ce que ton plan nutritionnel m'oblige à acheter quelque chose ? » et « Qu'est-ce qui est compris dans le prix ? ». Pour vérifier le reste, comme les certifications du coach et du lieu, lis comment savoir si un coach sportif est vraiment qualifié en Suisse.

Et quand un complément se justifie ?

Il existe des cas réels : une des situations listées par l'OSAV, une carence confirmée par ton médecin, une alimentation végétalienne. Là, le bon interlocuteur est d'abord le médecin. Si une maladie est en jeu, un diététicien prend le relais ; on explique la différence dans coach sportif ou nutritionniste : faut-il payer les deux ?

Pour la créatine, souvent la première dont on te parle en musculation, on a fait le point à part dans notre guide sur la créatine.

Concrètement, chez Forge One

Au studio de la rue de la Maladière 52, à Neuchâtel, il y a un seul abonnement, le même pour tout le monde, avec « aucune option à débloquer » (page Services, consultée le 04.11.2026). Le plan nutritionnel en fait partie : il est calculé sur ton objectif et ton métabolisme, ajusté chaque semaine, et aucun aliment n'y est interdit. Il part du bilan de départ (composition corporelle, mobilité, force, posture), puis plus de 50 indicateurs sont suivis. Le détail de ce que comprend l'abonnement est dans qu'est-ce qui est vraiment compris dans un coaching sportif. La meilleure façon d'en juger reste de poser tes questions en face : réserver ma séance d'essai offerte.

Sources

  • Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV). « Compléments alimentaires – bases et aspects légaux ». blv.admin.ch, consulté le 04.11.2026.
  • OSAV. « Prise de compléments alimentaires – réservée à certaines situations de vie ». blv.admin.ch, consulté le 04.11.2026.
  • OSAV. « Questions et réponses – compléments alimentaires – Consommateurs » (24 septembre 2026). PDF, blv.admin.ch, consulté le 04.11.2026.
  • Forge One Fitness. Services, consultée le 04.11.2026.

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